VLADIVOSTOK, 8 janvier - Anatoli Ilioukhov, RIA Novosti. Trois quarts de la nappe polluante longue de 200 km environ qui s'était formée à la suite d'un accident dans une usine chimique chinoise ont déjà dépassé Komsomolsk-sur-l'Amour, a annoncé dimanche à RIA Novosti le service de presse du Centre régional du ministère russe des Situations d'urgence. Les analyses de l'eau du fleuve Amour n'ont pas mis en évidence un dépassement de la teneur admissible de nitrobenzène ou d'autres substances toxiques.
"A mesure que la nappe malsaine avance, elle se mélange avec l'eau de l'Amour et il en résulte une baisse de la concentration de substances nocives", a affirmé le porte-parole du ministère.
Les spécialistes et les autorités locales continuent à mettre en oeuvre des mesures préventives pour assurer la sécurité écologique des localités situées sur les bords de l'Amour.
L'entreprise municipale Vodokanal continue de dépolluer l'eau au moyen du charbon activé. Cette méthode s'est avérée efficace, si bien que Khabarovsk, Amoursk et Komsomolsk-sur-l'Amour n'ont pas eu de problème d'eau potable, affirme le service de presse du ministère.
Sur ces entrefaites, des groupes mobiles de spécialistes de différents organismes de sauvetage et de contrôle écologique veillent à ce que la population ne se livre pas à la pêche dans l'Amour. Les autorités de Khabarovsk ont interdit la pêche dans les environs de la ville pour deux ans.
La pollution de l'Amour a été provoquée par un accident survenu le 13 novembre dernier dans une usine chimique de la ville chinoise de Jilin qui a provoqué le déversement de 100 tonnes de benzène dans la rivière Songhua (appelée Sungari en Russie) qui se jette dans l'Amour.