Le retrait probable d'Ariel Sharon n'aura pas d'implication sur le règlement proche-oriental - Mikhaïl Marguelov

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MOSCOU, 7 janvier - RIA Novosti. La maladie du premier ministre israélien, Ariel Sharon, et son retrait probable de la scène politique n'auront probablement aucune incidence sur le règlement pacifique du problème proche-oriental, a déclaré Mikhaïl Marguelov, président du comité du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) pour les affaires internationales et rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour la normalisation de la situation au Proche-Orient.

"Selon toute probabilité, la feuille de route reconnue par la communauté mondiale continuera d'être appliquée, c'est-à-dire que l'on continuera de progresser vers la création d'un Etat palestinien indépendant avec une étape de frontières provisoires", a déclaré samedi le sénateur interrogé par RIA Novosti sur les conséquences d'un départ possible d'Ariel Sharon de la scène politique.

Mercredi dernier le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon, 77 ans, avait été victime d'une attaque cérébrale et après trois très longues interventions chirurgicales il se trouve toujours dans le coma.

En ce qui concerne le règlement du problème proche-oriental, Mikhaïl Marguelov est d'accord avec les experts selon lesquels des actions politiques actives, comparables à l'évacuation des colons de la bande de Gaza, seront probablement freinées.

De l'avis du sénateur, la Knesset de la nouvelle législature pourrait elle aussi avoir une influence sur ces processus.

"Que le parti Kadima (En avant) créé par Ariel Sharon obtienne ou non un tiers des sièges au parlement, le gouvernement devra tenir compte de l'état d'esprit de la société qui n'est certainement pas préparée à affronter de nouvelles épreuves dramatiques", estime Mikhaïl Marguelov.

D'autant que les problèmes liés à la Cisjordanie ont sur la population un impact beaucoup plus fort que les problèmes de la bande de Gaza, a indiqué le sénateur russe.

Mikhaïl Marguelov estime aussi que le règlement de paix au Proche-Orient dépend moins des efforts du "quartette" international (Russie, Etats-Unis, Union européenne et ONU) que de la volonté des dirigeants israéliens de libérer les territoires et de celle de l'administration palestinienne de les prendre sous son contrôle et de conclure un accord politique sérieux et durable.

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