TEL AVIV, 7 janvier - RIA Novosti. Le départ d'Ariel Sharon n'entraînera aucun changement notable dans la politique d'Israël étant donné que ce qu'a fait le premier ministre traduisait la volonté de la majorité de la société israélienne, estime le député à la Knesset (parlement) Roman Bronfman, leader du parti du Choix démocratique.
"Je suis plus que persuadé que la politique fondamentale ne changera ni à l'intérieur du pays, ni sur la scène internationale", a dit Roman Bronfman interrogé par RIA Novosti au sujet des conséquences éventuelles d'un changement à la direction du pays.
Mercredi dernier le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon, 77 ans, a été victime d'une attaque cérébrale et après trois très longues opérations il se trouve toujours dans le coma.
Dans les milieux politiques israéliens on pense généralement que même dans le meilleur des cas Ariel Sharon, qui avait toutes les chances de se faire réélire pour un nouveau mandat lors des législatives de mars prochain, ne sera plus en mesure de mener une activité politique quelconque.
En dernière analyse, Ariel Sharon avait exprimé la volonté de la société israélienne qui, selon les sondages, réclamait à 60-70% la cessation de l'occupation (des territoires palestiniens) et le retour à la formule "deux Etats pour deux peuples". Par conséquent, un changement de premier ministre ne devrait pas entraîner de changements radicaux", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.
Avec le programme de désengagement - le retrait de la bande de Gaza et d'une partie de la Cisjordanie - Ariel Sharon avait réussi à relancer le processus de règlement au Proche-Orient. On attendait de lui de nouvelles démarches inédites, visant le règlement de ce conflit d'un demi-siècle, et la nation était disposée à suivre son leader.
"Les quarante à quarante-deux mandats (sur 120) que son parti pouvait espérer remporter, c'était un reflet de la confiance que lui avait valu le bilan de son activité et, dans une plus grande mesure encore, de l'espérance de ce qui allait être fait", a dit Roman Bronfman.
"La nation perd un leader qu'elle affectionnait, en qui elle avait confiance et à qui elle s'en remettait pour réaliser ses attentes... C'est une perte importante et douloureuse", a ajouté le député israélien.
Le retrait d'Ariel Sharon de la scène politique et les prochaines élections législatives en Israël et dans les territoires palestiniens pourraient ralentir le règlement proche-oriental, mais il est peu probable que ce processus puisse être stoppé, estime Roman Bronfman.
"Il est fort possible que le changement de direction et la nouvelle composition du parlement tant en Israël que dans l'Autorité palestinienne suscitent un certain ralentissement, mais sans pour autant provoquer des changements radicaux. Je suis sûr que le processus de règlement au Proche-Orient est un processus déterminé", a dit le député israélien.