"L'appui du ministre russe des Affaires étrangères a été d'une immense importance pour nous au cours de la rencontre à Ljubljana. Parallèlement à ces points positifs qui se sont manifestés dans les relations entre la Géorgie et la Russie depuis ces dernières semaines, cela nous permet d'espérer une plus rapide progression vers le règlement", a notamment déclaré le chef du gouvernement géorgien, en intervenant mardi devant le Parlement du pays.
Quoi qu'il en soit, a fait remarquer Zourab Nogaïdeli, le gouvernement de la Géorgie ne jugera pas de la situation d'après lesdits points dans les relations russo-géorgiens, mais selon les résultats enregistrés dans la voie du règlement du conflit.
"Or, le principal critère de l'évaluation du progrès obtenu dans le règlement du conflit, ce sont sans doute la rapidité et l'efficacité des processus de démilitarisation de la région", a indiqué le Premier ministre de la Géorgie.
Et d'ajouter qu'à l'heure actuelle, il se trouve dans la région une très forte quantité d'artillerie et de blindés qui ont été introduits dans la zone du conflit depuis la Russie.
La question de la démilitarisation de la région doit devenir "la première et sans doute unique" à la prochaine réunion de la Commission de contrôle mixte (CCM) pour le règlement du conflit osséto-géorgien", estime Zourab Nogaïdeli.
Selon ce dernier, la future réunion de la Commission de contrôle mixte doit avoir lieu avant la fin de l'année en cours.
Le Premier ministre a aussi présenté au Parlement le plan de règlement négocié du conflit osséto-géorgien.
"Le plan présenté par Tbilissi est à trois étapes. Tout d'abord, c'est la démilitarisation de la région. Ensuite, c'est sa réhabilitation économique, et, enfin, c'est le règlement des problèmes juridiques liés au statut de cette région", a indiqué Zourab Nogaïdeli.
L'élargissement du format des négociations est l'une des principales à cette étape précise, a noté le Premier ministre de la Géorgie.
"Nous avons demandé aux Etats-Unis, à l'Union européenne (UE) et à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de participer plus énergiquement à la mise en œuvre du plan de règlement négocié du conflit et avons reçu l'appui de ces derniers. A mon avis, c'est l'une des composantes majeures de la réalisation du plan de paix en question", a dit Zourab Nogaïdeli.
Parlant du plan de règlement présenté par l'Ossétie du Sud, Zourab Nogaïdeli a noté que ces points essentiels étaient, somme toute, identiques aux initiatives géorgiennes en la matière, et que, par conséquent, le gouvernement de la Géorgie se proposait d'y coopérer avec les autorités de facto de l'Ossétie du Sud.
"Nous proposons à l'Ossétie du Sud l'autonomie la plus large possible au monde. Mais on ne pourra parler du statut de cette région qu'après le début effectif du processus de démilitarisation de cette zone", a souligné Zourab Nogaïdeli.
Cela dit, le Premier ministre de la Géorgie a appris que la future réunion du groupe de coordination permanent pour la réalisation du plan de règlement négocié en Ossétie du Sud était prévu pour le soir du 20 décembre à Tbilissi.
A signaler que ledit groupe de coordination sous la direction du Premier ministre a été formé sur l'ordre du Président de la Géorgie, Mikhaïl Saakachvili. Ce groupe est composé des ministres de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi que du ministre d'Etat pour le règlement des conflit et du secrétaire du Conseil de sécurité nationale.