"Comme, pour l'ensemble des indices économiques et sociaux, le Daghestan se rapporte plutôt à des régions difficiles en matière d'emploi, et nous estimons nécessaire de nous adresser au gouvernement de la Fédération de Russie, en lui demandant notamment de reconnaître la République du Daghestan comme un territoire de développement prioritaire et ce, dans le but de créer des emplois supplémentaires et de surmonter la situation critique sur le marché du travail", a notamment déclaré mardi devant les journalistes à Moscou le président de cette commission parlementaire et vice-président de la Douma, Vladimir Katrenko.
Cela dit, le parlementaire a fait remarquer que le Caucase possédait un immense potentiel en matière de main-d'œuvre. "Le nombre le plus important de chômeurs enregistrés officiellement, se trouve concentré au Daghestan (54 600 personnes) et en Ingouchie", a indiqué le parlementaire.
Et d'ajouter que le taux du chômage, tant officiel que clandestin, est assez élevé au Daghestan. "Le pourcentage du chômage qui ne cesse de s'aggraver depuis 1994 est particulièrement élevé dans le secteur de l'agriculture, ce qui est sans doute particulièrement dangereux", a noté Vladimir Katrenko.
Cela dit, le député a fait savoir qu'à l'issue de la réunion de sa commission, il a été recommandé pour élever le taux d'emploi parmi la population d'élaborer et de soumettre à l'examen de la Douma des projets de loi sur l'agriculture, sur la viticulture et la viniculture, ainsi que sur les migrations professionnelles.
Comme l'a fait remarquer Vladimir Katrenko, au début de 2005, la population du Daghestan était de 2 621 700 personnes, dont 1,5 million de ruraux. Pour la première fois depuis ces trois dernières années, le nombre des représentants des ethnies autochtones ayant quitté la république a dépassé celui des nouveaux arrivés, a noté le parlementaire. En 2005, par rapport à 2004, les immigrés venus au Daghestan de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et de la Kirghizie a beaucoup augmenté.
"Il est particulièrement alarmant que, parmi les personnes qui émigrent vers d'autres régions de la Fédération de Russie, les Russes sont particulièrement nombreux", a souligné Vladimir Katrenko.
Selon les statistiques officielles, la part des Russes dans l'ensemble de la population du Daghestan a diminué de plus de 3,5 fois depuis 1959, a fait remarquer le député. Et d'ajouter que, rien qu'entre 2001 et 2004, quelque 10 200 russophones sont partis du Daghestan, alors que seulement 4 500 Russes y sont revenus au cours de cette même période.
Qui plus est, a continué le parlementaire, près de 700 000 Daghestanais résident aujourd'hui en dehors du Daghestan.