La rencontre précédente qui s'est tenue la semaine dernière n'était "pas une percée, mais on peut considérer ce dialogue modeste comme un succès par rapport au récent silence total", a-t-il noté.
Les parties s'étaient alors mises d'accord sur six des dix articles du document final avant de décider de ne pas le rendre public, selon le diplomate.
L'examen de toutes les questions évoquées pendant la rencontre sera poursuivi fin janvier. Les parties (Moldavie, Transnistrie, Russie, Ukraine, OSCE, UE et États-Unis) se retrouveront d'abord à Tiraspol (capitale transnistrienne) avant de se rendre à Chisinau.
Les interlocuteurs se pencheront sur les modalités de fonctionnement de la mission d'évaluation de l'OSCE en Transnistrie. L'OSCE peut envoyer une mission dans la région seulement avec le consentement des autorités locales qui dépend du mandat de la mission, a-t-il expliqué.
Les parties ont l'intention d'élaborer un projet de document portant sur le mandat de la mission avant de le présenter au Conseil permanent de l'OSCE à Vienne.
La rencontre portera en outre sur les modalités de contrôle des entreprises de défense transnistriennes. "Certains participants souffrent du "syndrome irakien", ils souhaitent tout contrôler", a indiqué le diplomate.
L'opération européenne de suivi des frontières transnistriennes "suscite aussi la préoccupation de certaines parties". "Si l'opération est vraiment appelée à empêcher la contrebande et le trafic de drogue, personne ne s'y oppose. Mais la Transnistrie craint que la mission serve à bloquer tout le trafic marchandises à destination et en provenance de Transnistrie", a conclu M.Nesterouchkine.