MOSCOU, 17 décembre - RIA Novosti. Moscou n'oppose par l'intégration dans le cadre de la Communauté des Etats indépendants (CEI) à la coopération des pays de la communauté avec l'OTAN, déclare le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, dans une interview publiée dans la livraison de samedi du journal Troud.
"Je n'opposerai pas l'intégration dans l'espace post-soviétique à la coopération des pays de la CEI avec les diverses structures de la zone euratlantique, y compris le Traité de l'Organisation de l'Atlantique Nord", écrit-il.
De l'avis du vice-ministre, "notre espace reste une communauté culturelle et historique unie, la plupart des gens vivant dans nos espaces sont toujours intéressés à son renforcement"/
"En ce qui concerne les démarches engagées par certains Etats en vue d'adhérer à l'OTAN, ce choix relève de chaque pays. C'est à leurs citoyens de définir le degré de sagesse et de responsabilité d'une telle décision", relève le diplomate.
Grigori Karassine indique également que la Russie se prononce en faveur de la coopération de la Russie avec l'Union européenne et les Etats-Unis dans l'espace post-soviétique, une coopération qui reposerait sur le respect réciproque et la reconnaissance des réalités qui y prévalent".
"Pour nous c'est directement lié à nos intérêts légitimes et à long terme dans les domaines de la sécurité et de la stabilité. Finalement c'est de cela que dépendent le développement de notre Etat et la vie tranquille de nos compatriotes. Nous sommes disposés à élargir la coopération avec les partenaires occidentaux. Lorsque nous éprouvons des préoccupations ou quand ce sont nos partenaires qui en émettent, nous les examinons dans la franchise et cherchons à parvenir à des compromis", souligne le vice-ministre russe des Affaires étrangères.
Celui-ci est également convaincu de la nécessité d'une collaboration militaro-politique constructive des pays de la CEI avec les pays occidentaux.
"Je suis persuadé que cette coopération est autant possible que nécessaire. Une coopération plus étroite de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) et de l'OTAN répondrait aux intérêts de la sécurité internationale et de la lutte contre le terrorisme. Et si cette coopération existe, c'est dans des formes primaires et hésitantes", indique Grigori Karassine.
A plusieurs reprises la Russie a proposé à l'OTAN d'établir des contacts de travail, mais cette organisation élude toute question ayant trait à la coopération avec l'OTSC, probablement parce qu'elle est en pleine réorganisation et recherche d'un nouveau rôle dans le monde", souligne le vice-ministre.
"On a l'impression que pour l'OTAN il serait plus commode de "travailler" avec les membres de l'OTSC sur une base bilatérale. A mon avis cette politique est irrationnelle du moment qu'elle ne résout pas la question de l'approche globale du renforcement de la stabilité militaro-politique. Or, tous les Etats sans exception y sont intéressés.