Selon celui-ci, la chose pourrait se produire parce que la Géorgie n'est pas en mesure de pleinement contrôler la qualité des produits végétaux géorgiens exportés à l'étranger, ce contrôle ne pouvant pas être effectué dans la zone du conflit en Abkhazie et dans le district de Tskhinvali. En règle générale, les certificats phytosanitaires accompagnant les produits végétaux exportés par les territoires échappant au contrôle des autorités géorgiennes sont falsifiés.
Otar Skhvitaridze a fait remarquer que cette situation gênait le développement des relations commerciales entre la Géorgie et la Russie.
Selon le directeur de Rosselkhoznadzor (contrôle agricole) de Russie, Sergueï Dankvert, les vérifications concernant 18 certificats phytosanitaires ont révélé que douze d'entre étaient des faux. Depuis 2003, la Géorgie utilisait sept certificats falsifiés pour exporter des produits végétaux vers l'Italie, l'Iran, les Etats-Unis et Singapour.
Selon l'expert russe, le niveau inacceptable de cette fraude atteste l'absence de tout contrôle des produits végétaux. Dans ces conditions le commerce est impossible.
De son côté, Otar Skhvitaridze a souligné que la partie géorgienne coopérait avec ses collègues russes dans la recherche des faux certificats et que lui-même entendait rencontrer des représentants des services compétents d'Ossétie du Sud pour régler la question.