TIRASPOL, 11 décembre - Natalia Belova, Vladimir Sandoutsa, RIA Novosti. Les rapports entre la Russie et la Transnistrie sont exempts de problèmes insolubles, estime le leader de la république non reconnue, Igor Smirnov. "Nous n'avons pas de problèmes impossibles à résoudre", a déclaré le président de la Transnistrie dans une interview accordée à RIA Novosti. Igor Smirnov a indiqué que cette année les exportations s'étaient accrues de deux fois.
En ce qui concerne les relations entre la Transnistrie et la Moldavie, Igor Smirnov a relevé que dans les domaines politique et économique il n'y en avait aucune de par la faute de la Moldavie qui est sortie du processus de négociation qui avait été engagé dans le cadre de la Commission unifiée de contrôle.
"Les dirigeants moldaves placent sciemment leur peuple dans une situation stupide. Les gens finiront pas comprendre que de telles personnes ne méritent pas qu'on leur fasse confiance", a dit le leader de la Transnistrie.
Commentant les informations selon lesquelles la Moldavie et l'Ukraine entendaient fermer le secteur transnistrien de la frontière avant les élections au Soviet suprême de la république, il a dit: "S'ils le ferment, nous vivrons dans le blocus". Dans le même temps Igor Smirnov a déclamé que cela lui paraissant quand même peu probable.
"Etant donné les promesses du président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, je ne pense pas que cela se produise. A la différence de l'autre (le président moldave Vladimir Voronine), Viktor Iouchtchenko est conscient que cela serait préjudiciable aux gens. Mais si jamais ils fermaient le secteur, nous le fermerions nous aussi, a souligné le leader transnistrien.
Les élections au Soviet suprême de la république non reconnue ont lieu ce dimanche en Transnistrie.172 candidats briguent les 43 sièges de député. Près de 420.000 électeurs sont appelés aux urnes.
Les autorités moldaves ont qualifié de prématurées les élections en Transnistrie. Selon elles, il aurait fallu les organiser après la démilitarisation et la démocratisation de la région. Cette position est aussi celle de l'Ukraine, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et d'autres structures internationales qui ont déclaré qu'elle n'enverraient pas d'observateurs aux élections et ne reconnaîtraient pas les résultats du scrutin.
Cependant, plusieurs organisations non-gouvernementales de Russie, de Moldavie, d'Ukraine et d'Europe ont exprimé le désir de superviser le déroulement des élections et ont envoyé des représentants.
La Commission électorale centrale de la Transnistrie a annoncé que plus de 150 observateurs internationaux étaient arrivés à ces fins en Transnistrie. Le scrutin sera également couvert par une bonne centaine de journalistes étrangers.