Ces élections sont anticipées étant donné que l'ancien maire, Serafim Ourekian, sévèrement critiqué ces dernières années par le pouvoir et poursuivi en justice pour abus de pouvoir, a abandonné son mandat de maire pour un siège de député.
Les experts estiment qu'étant donné que les communistes n'ont pas présenté de candidat de manière à ne pas risquer de ternir l'image de leur parti, il est très probable que cette fois aussi le taux de participation requis ne sera pas atteint.
Pour que le scrutin soit validé il faut que plus d'un tiers des électeurs inscrits se rendent aux urnes. La Commission électorale centrale de la Moldavie est d'accord pour que ce seuil soit abaissé, mais pour ce faire il faut qu'une loi appropriée soit adoptée, ce qui n'a pas encore été fait. Une proposition dans ce sens avait également été faite après les élections d'il y a quinze jours par la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Moldavie.
Certains indices permettent de penser que cette fois encore le maire de Chisinau ne sera pas élu. En effet, la campagne électorale menée par les candidats est des plus discrètes et aucun de ceux qui briguent le poste de premier magistrat de la ville - ils ne sont que cinq - ne fait figure de grand favori.