Les députés russes ne prennent pas au sérieux les conclusions de l'OSCE sur les élections au Kazakhstan

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MOSCOU, 5 décembre - RIA Novosti. Les parlementaires russes ne sont pas enclins à prendre au sérieux les conclusions des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) concernant les présidentielles au Kazakhstan.

Ainsi, le vice-président de la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe) et chef du groupe de députés "Rodina" ("Volonté du peuple" - Parti socialiste unifié de Russie), Sergueï Babourine, estime que les conclusions de l'OSCE au sujet des élections au Kazakhstan ne méritent même pas de confiance.

"Le prestige moral de cette organisation (OSCE) est tout à fait compromis", a notamment déclaré à RIA Novosti Sergueï Babourine, en commentant les conclusions des observateurs de l'OSCE, conclusions selon lesquelles notamment les présidentielles au Kazakhstan ne correspondent pas à toute une série de normes internationales.

Et d'ajouter: après avoir reconnu honnêtes et légitimes les dernières élections en Irak, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe "n'est plus en droit d'intervenir en observateur aux élections en général". Il est nécessaire d'attendre les conclusions des observateurs de la Douma aux présidentielles au Kazakhstan, a estimé le parlementaire.

Pour sa part, Viktor Alksnis, membre du Comité pour la Communauté des Etats indépendants (CEI) et les liens avec les compatriotes de la Chambre basse du Parlement russe, a déclaré que les élections présidentielles au Kazakhstan correspondaient tout à fait à la volonté exprimée des citoyens de ce pays.

"A mon avis, ces élections se sont déroulées dans une atmosphère suffisamment calme, et leurs résultats correspondent tout à fait aux états d'esprit qui règnent au sain de la société kazakhe", a indiqué lundi dans une interview à RIA Novosti Viktor Alksnis.

Cela dit, le député a indiqué ne voir rien de surprenant dans l'évaluation des élections au Kazakhstan par l'OSCE.

"L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe est une organisation engagée. C'est une organisation à tendance anti-russe dont la tâche consiste à ne pas admettre l'influence de la Fédération de Russie sur l'espace post-soviétique", a fait remarquer Viktor Alksnis.

Selon ce dernier, si aux élections dans l'un des pays sur l'espace post-soviétique, une force gagne qui tend à coopérer avec la Russie, ces élections doivent être reconnues inacceptables, d'après l'OSCE.

"Je pense qu'il faut soulever la question de non seulement la réduction du financement de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, mais aussi de la sortie de notre pays de cette organisation", a dit en conclusion Viktor Alksnis.

Le vice-président du Comité pour les Affaires internationales de la Chambre basse du Parlement russe, Leonid Sloutski, a qualifié d'excessivement critique la déclaration de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe sur les présidentielles au Kazakhstan.

"L'OSCE est en règle générale est plutôt portée sur des évaluation par trop critiques, et je ne me baserais pas uniquement sur ses évaluations", a déclaré lundi à RIA Novosti le parlementaire russe. Tout d'abord, estime Leonid Sloutski, il faudrait voir les "rapports des observateurs de la Douma et du Conseil de l'Europe".

Auparavant, Bruce George, coordinateur de la mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a déclaré au cours d'une conférence de presse à Astana que les élections présidentielles, le 4 décembre dernier, au Kazakhstan ne correspondaient pas à toute une série d'engagements et normes internationaux.

"Sans trop de joie, les observateurs de l'OSCE sont obligés d'apprendre que les élections au Kazakhstan se sont déroulées avec plusieurs irrégularités et ne correspondent pas à toute une série d'engagement et à certaines normes internationales", a-t-il dit notamment.

Parmi les irrégularités, constatées par la mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, Bruce George a cité une "partialité manifeste des médias à l'égard de certains candidats à la présidence et une restriction de la liberté de la presse".

"Cela a eu pour effet, a indiqué le représentant de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, la réduction de la possibilité pour l'électorat de recevoir une plus ample information sur le processus électoral". "Nous avons découverts des faits d'intimidation, de pressions et même d'interpellation de certains candidats", a souligné le coordinateur de la mission d'observation de l'OSCE.

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