"D'aucuns membres de l'OTAN ont beau fermer les yeux sur l'OTSC et son rôle dans les affaires régionales, la question est déjà réglée. L'OTSC est une réalité qu'on l'accepte ou pas", a indiqué le vice-ministre.
"L'OTAN fait de l'Asie Centrale et de la Transcaucasie une région correspondant à ses intérêts." "Personne ne nie le fait que l'OTAN puisse avoir des intérêts en Asie Centrale. Mais je voudrais rappeler à nos partenaires de l'OTAN que l'Asie Centrale et la Transcaucasie sont une zone de responsabilité de l'OTSC. On voit bien la différence entre les termes 'zone d'intérêt' et 'zone de responsabilité'", a souligné le diplomate russe.
L'OTSC "n'a effectivement pas encore répondu aux propositions faites par l'Alliance de l'Atlantique-Nord sur un dialogue et une coopération constructive entre l'OTSC et l'OTAN".
"Il est évident que les États qui voudraient faire semblant de ne pas remarquer l'OTSC prédominent au sein de l'OTAN", a noté M.Karassine.
"Dans le même temps, nous savons bien que la situation est changeante au sein de l'Alliance." Certains "pays manifestent de l'intérêt pour l'OTSC. Les dirigeants de ces pays étudient déjà des projets conjoints, y compris de lutte contre les nouvelles menaces, qui pourraient être productifs pour l'OTSC et l'OTAN", a annoncé le vice-ministre russe.
Moscou salue "l'intention de l'OTAN de contribuer à la lutte contre la menace terroriste et le trafic de drogue en Asie Centrale". Mais il considère que "Bruxelles doit bien comprendre que l'OTAN ne pourrait pas apporter une grande contribution au règlement de ces problèmes sans une coopération étroite avec l'OTSC", a conclu le diplomate.