MOSCOU, 22 novembre - RIA Novosti. Les accents viennent d'être changés dans la politique économique de la Russie pour privilégier la réalisation des projets dits nationaux, a estimé mardi devant la presse le conseiller économique du président russe, Andréi Illarionov.
"L'accent est mis sur les grands projets nationaux", a-t-il dit aux journalistes.
Les dernières nominations opérées dans le gouvernement et l'administration présidentielle nous en apportent une preuve, a ajouté l'économiste.
La réalisation des projets nationaux n'aboutira pas à la croissance du PIB et ne favorisera pas les affaires dans le pays, a-t-il souligné.
"Ils se ramènent à la consommation et à la répartition des biens", a-t-il expliqué.
A son avis, ces modifications de la politique économique russe ne permettront pas de doubler le PIB en dix ans.
"L'objectif consistant à doubler le PIB en dix ans est irréalisable du fait qu'en sept ans il n'a été augmenté que de 55%", a-t-il dit.
"L'économie russe avance aujourd'hui à un rythme qu'elle n'a jamais connu depuis ces quinze et même quarante dernières années. A l'heure actuelle la Russie affiche la plus grande consommation de biens et de services de toute son histoire", a souligné Andréi Illarionov.
Ce résultat a été atteint grâce au "travail menée avec les acteurs économiques et grâce aux conditions économiques extérieures dans lesquelles fonctionnent les entreprises russes", a-t-il estimé. Les changements dans la conjoncture économique extérieure exercent un effet puissant sur le développement de l'économie russe.
Par exemple, au cours des neuf premiers mois de 2005, l'évolution positive des prix des produits d'exportation russes et la baisse des prix des produits d'importation ont engendré une croissance du PIB de 16%, ce qui est considérable.
"Le rythme de croissance du PIB a été pendant la même période de 5,9%. On est donc en droit de s'interroger sur la qualité de la contribution de la politique économique au rythme de la croissance. Cette contribution est négative", affirme le conseiller économique.