Des toiles du Musée des Beaux Arts de Moscou ont fait mercredi l'objet d'une saisie à la requête de la compagnie Noga, mais les organisateurs de l'exposition ont pu les faire sortir du pays sur décision du gouvernement fédéral suisse.
Selon Mikhaïl Chvydkoï, malgré le fait que des décisions pareilles sont prises par le gouvernement suisse uniquement en cas de "menace à la sécurité nationale", "il s'agit d'un acte exceptionnel concernant un cas concret et n'ayant donc pas de signification universelle".
"Nous étudierons tous les documents même s'il s'agit d'un cas sans précédent en Suisse, a-t-il indiqué. - Il y a eu toujours beaucoup d'expositions dans ce pays mais il n'y a jamais eu en Suisse d'expositions d'une telle qualité - son coût d'assurance approchait les 800 millions de dollars. C'est cela qui a sans doute poussé la compagnie Noga à intenter une action en justice".
La Russie, a poursuivi Mikhaïl Chvydkoï, "des lois dures, sinon cruelles" sur les valeurs culturelles expatriées à des fins d'exposition", a-t-il dit.
Et pourtant, "il faut adopter une loi spéciale pour garantir la préservation des valeurs culturelles russes contre les réclamations de tierces personnes", et "des experts travaillent déjà sur cette loi", a encore noté Mikhaïl Chvydkoï.