"A mon avis, une rencontre osséto-géorgienne sur le règlement du conflit n'est possible qu'entre des fonctionnaires de même rang. Aussi, le Premier ministre de la Géorgie, Zourab Nogaïdeli, ne doit pas me rencontrer, mais doit plutôt s'entretenir avec le Premier ministre de l'Ossétie du Sud, Youri Morozov. Pour une fois, nous avons fait une concession, et j'ai rencontré l'ancien Premier ministre de la Géorgie, Zourab Jvania. Nous avons voulu à l'époque manifester notre bonne volonté de nous engager dans un dialogue. Quoi qu'il en soit, la partie géorgienne n'en a tiré aucun enseignement positif, et voilà que nous nous voyons obligés de réagir, comme il se doit", a expliqué Edouard Kokoïty, président de l'Ossétie du Sud (république autoproclamée sur le territoire de la Géorgie).
"Le Président a "d'autres chats à fouetter" que de perdre son temps à rencontrer des gens qui ne décident rien aujourd'hui et ne peuvent, par conséquent, exercer aucune influence sur le déroulement des événements", a fait remarquer le leader sud-ossète. Qui plus est, a estimé Edouard Kokoïty, la rencontre entre Zourab Nogaïdeli et Youri Morozov pourrait avoir lieu sur le territoire de la Russie ou quelque part ailleurs, mais non en Géorgie.
Le fait que le Premier ministre de la Géorgie, Zourab Nogaïdeli, a essayé ce début novembre d'aller sur le territoire de l'Ossétie du Sud sans le concerter au préalable avec la partie sud-ossète "n'était qu'une tentative pure et simple de torpiller ses propres initiatives de paix", est persuadé le leader de l'Ossétie du Sud.
Et de rappeler: "Ce ne sont pas les lois de la Géorgie, mais celles de l'Ossétie du Sud qui sont en vigueur sur le territoire de l'Ossétie du Sud".
Evoquant les initiatives de Tbilissi pour élargir le format du règlement osséto-géorgien, en introduisant au sein de la Commission de contrôle mixte (CCM) les Etats-Unis et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Edouard Kokoïty a déclaré que cela "détruisait le mécanisme déjà en place, ce qui ne pourrait qu'aggraver la situation dans la zone du conflit".
Et d'ajouter: "Tout d'abord, Tbilissi s'est assigné pour objectif d'expulser les bases militaires russe du territoire de la Géorgie, et voilà qu'aujourd'hui, les soldats de la paix russes sont la nouvelle cible des attaques géorgienne - ".
"L'actuel format a été vérifié dans la pratique. Le principal est que les parties respectent leurs propres engagements", a souligné en conclusion le président de l'Ossétie du Sud.