"Les forces qui projetaient de réaliser une nouvelle "révolution colorée" sur le territoire de l'Ouzbékistan ont essuyé un fiasco et le gouvernement ouzbek qui a déjoué ce soulèvement a montré que des événements pareils ne conduisent pas systématiquement à un changement de régime dans tel ou tel pays, mais représentent bien une "barrière" parfaitement éliminable, à condition de faire preuve de fermeté et de certitude", a-t-il déclaré.
"En fin de compte, les "révolutions colorées" ne conduisent à rien de bon ni en économie, ni en politique. Car elles ne facilitent pas la vie de la majorité au nom de laquelle ces révolutions sont prétendument accomplies", a noté l'expert ouzbek.
A titre d'exemple, il a cité l'Ukraine où, après l'arrivée d'un nouveau pouvoir, "un nouveau repartage de la propriété a commencé, la stabilité de la monnaie nationale a fléchi et des explications entre les plus hauts personnages de l'Etat ont lieu".
"Les affaires ne vont guère mieux en Géorgie", a-t-il indiqué.
"Avec l'appauvrissement du pays et la mort dans des circonstances bizarres d'un premier ministre, rappelons que les fonctionnaires géorgiens sont payés par le budget d'un autre pays", a-t-il dit.
"Alors comment pourraient-ils travailler pour le bien de leur pays et non pas pour un autre Etat ?" s'est-il interrogé.
L'expert ouzbek estime que les changements doivent suivre une voie progressive, par des réformes graduelles de tous les aspects de la vie de l'Etat et de la société.
"Toute ingérence extérieure, surtout dans les conditions de l'Asie centrale, pourrait avoir pour résultat l'instauration, dans ces pays, de régimes imprévisibles", a conclu Gafur Djamalov.