MOSCOU, 16 novembre - RIA Novosti. La modernisation du système d'assurance médicale obligatoire (AMO) doit devenir l'un des grands axes de la Santé publique en Russie, a indiqué aux journalistes une source interne au gouvernement à la veille de l'examen de cette question en conseil des ministres jeudi.
" Depuis 1991, nous ne disposons pas de système d'assurance maladie", a constaté la source.
La modernisation du système AMO permettrait, selon elle, de garantir "une source unique de financement des établissements médicaux car il ne peut y avoir trois ou quatre sources de financement à la fois" et aussi à "mobiliser, au moyen de l'assurance, des ressources pour financer l'assistance médicale supplémentaire".
La consécration sur le plan législatif des garanties publiques pour l'assistance médicale doit devenir une autre priorité, a expliqué la source gouvernementale. "Aujourd'hui, ni le volume ni la qualité de l'assistance médicale ne correspondent aux exigences et il importe de ce fait d'entériner sur le plan législatif les engagements minimaux de l'Etat dans ce domaine".
De nouvelles formes d'organisations juridiques pour les établissements médicaux (les soi-disant "établissements autonomes") seront également une priorité dans le développement de la Santé publique en Russie.
Les débats sur cette question se poursuivent depuis longtemps, la transformation projetée des établissements médicaux a aussi bien ses partisans que ses adversaires, "puisque pour beaucoup elle est liée à l'abandon de la gratuité des soins médicaux", selon la source.
Au vu des résultats de la réunion du gouvernement jeudi, le ministère de la Santé publique pourrait avoir l'instruction de présenter des propositions relatives à la sélection des établissements dont l'organisation pourrait revêtir de nouvelles formes juridiques.
Le perfectionnement de l'assistance médicale figurera également au nombre des grands axes du développement de la Santé publique, a poursuivi la source.
A cette fin, a-t-elle noté, il est prévu de fournir en 2006 et 2007 des équipements modernes à plus de 11.000 policliniques et de former presque 14.000 médecins de pratique générale qui prendront peu à peu en charge le volet préventif.
Le gouvernement devrait aussi étudier la question de la mobilisation de ressources financières supplémentaires pour la Santé publique.
La source a toutefois indiqué que les ressources que le gouvernement projette de dépenser dans ce domaine doivent financer la création d'une médecine d'une meilleure qualité. "Objectif principal : assistance médicale accessible et de qualité", a-t-il souligné.
La source a rappelé que la part du PIB dans les dépenses pour la Santé publique en Russie est passée de 3,8% en 1998 à 2,86% en 2004. Ceci étant, jusqu'à 60% du budget consolidé sont dépensés pour le financement des hôpitaux, alors que le taux d'usure des fonds fixes dans la Santé publique approche les 50%.
Suite à cela, "le problème du financement de la Santé publique acquiert de nos jours une acuité inouïe", a conclu la source gouvernementale.