La Russie et la Norvège doivent renforcer le contrôle de la pêche en mer de Barents (SYNTHESE)

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MOSCOU, 8 novembre - RIA Novosti. La Russie et la Norvège comptent exercer un strict contrôle de la pêche dans les eaux de la mer de Barents, a déclaré mardi la conseillère pour la pêche de l'ambassade norvégienne à Moscou, Anne-Kristin Jorgensen.

"Toute une série de nouvelles mesures ont été adoptées à la 34e session de la commission russo-norvégienne pour la pêche qui s'est tenue récemment à Kaliningrad", a-t-elle dit. Un sous-comité chargé de renforcer le contrôle sera créé, les inspecteurs d'un pays seront autorisés à utiliser les navires des gardes-côtes de l'autre pays, et la coopération sera élargie avec les pays tiers dont les ports accueillent des chalutiers de pêche russes et norvégiens.

La Norvège n'a pas l'intention de limiter les quotas de prise de morue après les incidents survenus récemment en mer de Barents. "Il serait incorrect de punir les pêcheurs respectueux des lois en raison du braconnage de certains", a souligné Mme Jorgensen.

"Les quotas ne seront pas révisés", a pour sa part confirmé l'ambassadeur de Norvège en Russie, Øyvind Nordsletten, avant de constater que des chalutiers écossais et espagnols avaient également été surpris en flagrant délit.

"Traditionnellement, la Russie et la Norvège partagent en deux le quota de pêche à la morue après déduction des parts revenant aux autres pays. Cette année, le quota sera légèrement en dessous de celui de l'an dernier, conformément aux recommandations des chercheurs. La part russe s'élève à 492.000 tonnes, soit à peu près 1 milliard de dollars d'après les prix norvégiens", a précisé le diplomate.

La Russie et la Norvège doivent pêcher et contrôler la pêche en déployant des efforts conjoints, sinon le poisson risque de disparaître, comme cela était le cas au Canada, a ajouté M. Nordsletten. Selon lui, le quota de pêche autorisé en mer de Barents est surpassé tous les ans d'environ 100.000 tonnes.

"Nous avons la même vision là-dessus. L'important est que les deux parties comprennent enfin la gravité de ces problèmes", a poursuivi M. Nordsletten.

"La Russie et la Norvège ont un bout de frontière commune dans le nord et partagent la mer de Barents. Nous avons les meilleures relations avec notre grand voisin auquel nous nous tenons beaucoup", a souligné l'ambassadeur.

Les conflits en matière de pêche ne doivent pas faire obstacle au développement des relations russo-norvégiennes, a estimé le vice-directeur de l'Agence fédérale de la pêche, Sergueï Podolian, lors d'une conférence de presse mardi à l'occasion de l'ouverture d'une exposition sectorielle internationale.

"Les pêcheurs violent souvent les règles de pêche, et on les punit. Seulement faut-il se focaliser là-dessus et en faire un obstacle dans les relations entre nos pays?" a-t-il dit.

Évoquant l'affaire du chalutier russe Elektron, le responsable russe a rappelé que l'enquête imputait au capitaine russe la responsabilité de l'incident, sans toutefois exclure qu'un supplément d'enquête soit ordonné. Il a également annoncé que l'Agence fédérale de la pêche menait des consultations avec le ministère russe des Affaires étrangères pour mettre un terme au conflit.

Le chalutier Elektron a été arraisonné le 15 octobre dernier par les gardes-côtes norvégiens pour violation de règles de pêche. Deux inspecteurs norvégiens sont montés à bord du chalutier et ont prescrit de suivre les gardes-côtes jusqu'au port de Tromsø. L'Elektron a dans un premier temps obtempéré aux ordres, puis a mis le cas sur la Russie.

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