Cette coopération a pour priorité les intérêts communs de l'OTSC et de l'OTAN en matière de contrôle des stocks d'armes de destruction massive (ADM), dans les domaines de la non-prolifération des ADM et de la lutte contre le terrorisme international, ainsi que contre des phénomènes tels que le trafic de drogue et les migrations clandestines, qui accompagnent généralement le terrorisme, a indiqué Nikolaï Bordiouja.
"Le Conseil de sécurité collective au niveau des Présidents des pays membres de l'OTSC a décidé, l'année dernière, de charger le secrétaire général de l'OTSC d'entrer en contact avec la direction de l'OTAN pour lui proposer, entre autres, de tenir des consultations à ce sujet", a appris à RIA Novosti auprès du Secrétariat de l'Organisation du Traité de sécurité collective.
"Malheureusement, l'OTAN n'est pas pressée de coopérer avec l'OTSC en tant qu'organisation, préférant manifestement les rapports bilatéraux avec ses pays membres ", a fait remarquer le secrétaire général de l'OTSC.
"On a bien l'impression que quelqu'un au sein même de l'Alliance fait tout pour que notre coopération ne réussisse pas", a dit Nikolaï Bordiouja.
Grigori Karassine, secrétaire d'Etat - vice-ministre russe des Affaires étrangères, a également parlé mardi de la coopération entre l'OTAN et l'OTSC.
"Il n'y a pas au sein de l'Alliance d'unanimité au sujet de la coopération avec l'OTSC, et sa direction se soustrait aux contacts officiels sur cette question", a estimé le chef adjoint de la diplomatie russe.
Il y a déjà plus d'une année, l'Organisation du Traité de sécurité collective a transmis à Bruxelles ses initiatives tendant à promouvoir le dialogue et la coopération constructive avec l'OTAN. "La Russie et les autres pays membres de l'OTSC sont persuadés que la nature même des problèmes contemporains est telle que seules les actions concertées du cercle le plus large possible d'Etats peuvent garantir leur solution efficace", a souligné Grigori Karassine.
Et d'ajouter que les menaces liées au terrorisme et au trafic illégal de stupéfiants ne perdent toujours rien de leur actualité non seulement pour les pays membres de l'OTSC, mais aussi pour les Etats d'Europe Centrale et Occidentale.
"Nous constatons que jusqu'ici, l'OTAN et l'OTSC ont agi en quelque sorte parallèlement dans ces domaines et nous proposons de conjuguer nos efforts. Cela correspond tout à fait aux intérêts réciproques des deux organisations et profitera même aux pays qui ne font pas partie de ces deux organisations militaro-politiques", a noté le diplomate.
Toutes ces questions ont été énergiquement soulevées par la Russie, pays qui assume à l'heure actuelle la présidence tournante à l'OTSC, au cours des négociations avec le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, en juin dernier à Moscou, a rappelé Grigori Karassine.
L'OTSC regroupe à ce jour l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Kirghizie, la Russie et le Tadjikistan.