"Le Haut Karabakh est de fait un État indépendant qui entretient des relations confédérales avec l'Arménie", a indiqué le chef de l'Etat commentant la déclaration du président azerbaïdjanais Ilkham Aliev selon laquelle la république autoproclamée du Haut Karabakh n'accéderait jamais à l'indépendance et ne ferait jamais partie de l'Arménie.
Il faut poursuivre les négociations sur le processus de paix du Haut-Karabakh. Un compromis est la seule solution à ce problème, de l'avis du président arménien. "L'Arménie est prête à faire un compromis. Mais faire des concessions sur les questions de principe est en soi une défaite", a-t-il souligné.
Quels que soient les résultats du référendum constitutionnel, ils ne pourront pas influer sur le règlement du conflit du Haut-Karabakh.
"L'échec du référendum n'exercera pas d'influence sur la question du Haut-Karabakh. En 2003, l'échec du projet des réformes constitutionnelles n'a pas provoqué de catastrophes, il n'a eu aucune influence sur le problème du Haut-Karabakh", a indiqué M.Kotcharian.
Il faut plutôt mettre l'accent sur les conséquences positives éventuelles des réformes constitutionnelles. "Je suis persuadé que le début de réformes constitutionnelles nous offrira de nouvelles possibilités dans le règlement du problème du Haut-Karabakh. Si l'image de l'Arménie s'améliore, nous aurons plus d'alliés, notre dialogue avec les Européens sera plus fructueux. Plus l'Arménie a d'alliés, plus les Européens se rallieront à son point de vue", a noté le président.
Le référendum sur la modification de la constitution se tiendra en Arménie le 27 novembre prochain.