M.Schröder réaffirme son attachement au projet de Gazoduc nord-européen

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BERLIN, 25 octobre - Olga Semenova, RIA Novosti. Le chancelier allemand par intérim Gerhard Schröder a réaffirmé dans un entretien avec le président lituanien Valdas Adamkus mardi son attachement au projet de Gazoduc nord-européen (GNE), a appris RIA Novosti mardi auprès d'un porte-parole du gouvernement fédéral.

"M.Schröder a réaffirmé son soutien invariable au projet de Gazoduc nord-européen. De l'avis du chancelier, il s'agit en l'occurrence du droit d'un consortium économique privé d'édifier des rapports d'affaires à long terme. D'autre part, l'Allemagne a le droit souverain de garantir son approvisionnement énergétique régulier et durable", a relevé le porte-parole.

L'accord sur la construction du gazoduc avait été signé le 8 septembre par le holding gazier russe Gazprom et les consortiums énergétiques allemands E.On Ruhrgas et BASF, en présence du chancelier fédéral allemand et du président russe Vladimir Poutine.

Long de 1 200 km le GNE passera sous la mer Baltique et reliera Vyborg (Russie) à Greifswald (Allemagne). En 2010, il permettra d'unir les réseaux gaziers russe et allemand, laissant de côté les pays de transit traditionnels qui tirent aujourd'hui des profits considérables en faisant transiter le gaz russe par leurs territoires.

Le projet de gazoduc a suscité de vives inquiétudes, notamment dans les pays baltes, qui accusent l'Allemagne de négliger leurs intérêts.

Se rendant compte de la ferme intention de Berlin de défendre ce projet, la Pologne, l'Ukraine et les pays Baltes lui ont proposé de poser un gazoduc par les territoires de la Lituanie et de la Lettonie. Les observateurs estiment que M.Adamkus est venu à Berlin défendre ce projet, estimant que le nouveau gouvernement dirigé par Mme Merkel sera plus enclin à prêter l'oreille aux plaintes des voisins de l'Allemagne. A l'époque où elle était encore leader de l'opposition, Mme Merkel critiquait effectivement l'idée de GNE.

Mais les experts locaux estiment aujourd'hui que la situation a déjà changé. En sa novelle qualité de chef d'un gouvernement confronté à des problèmes économiques difficiles, Angela Merkel devrait voir d'un autre œil les avantages du gazoduc appelé à fournir au pays des quantités considérables d'énergie bon marché.

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