"Je ne suis pas venu en Suisse pour tuer qui que ce soit. Si j'avais voulu tuer quelqu'un, je n'aurais pas attendu un an et demi ou deux ans", a-t-il dit.
Kaloïev a raconté qu'il s'était rendu au domicile du contrôleur aérien pour lui montrer les photos de ses enfants morts dans le crash d'Überlingen, en été 2002, et que Peter Nielsen l'avait frappé au bras et lui avait signifié par un geste de s'en aller.
Selon Kaloïev, il a laissé tomber par terre l'enveloppe contenant les photos. "La tête m'a tourné, je ne savais plus ce que je faisais. J'avais l'impression qu'on avait retourné mes enfants dans leurs cercueils. Je ne me souviens plus de rien, je ne sais plus ce que je faisais", racontait-il.
Il a reconnu dans le même temps que toutes les pièces à conviction témoignaient contre lui. "Ces éléments montrent que c'est moi qui l'ai tué. Mais je ne peux pas dire ce qui s'est passé en réalité et ce que j'avais dans la tête", a déclaré Kaloïev.