Le ministre a notamment fait cette déclaration devant les journalistes à l'issue de ses négociations à Moscou avec le président de la BM, Paul Wolfowitz. "Ces crédits seront empruntés en 2006 pour un délai de trois ans et ce, à condition que les projets en question soient aussi cofinancés à partir du budget fédéral", a précisé Guerman Gref.
Cet emprunt pourrait être utilisé à l'informatisation des tribunaux et au recyclage des juges, ainsi qu'à la mise sur place d'une infrastructure indispensable à la création des zones économique spéciales, y compris pour tourisme, vacances et loisirs, a poursuivi le ministre russe du Développement économique et du Commerce.
Les négociations de Guerman Gref avec le président de la BM, Paul Wolfowitz, ont porté sur toute une série de programmes qui se réalisent en Russie avec le concours de la Banque mondiale, qu'il s'agisse de la lutte contre le SIDA et la tuberculose, de la réforme judiciaire, de la répression de la corruption dans le pays ou de la création de zones économiques spéciales.
Quoi qu'il en soit, le volet financier n'est certes pas le principal dans la coopération de la Russie avec la BM, a tenu à souligner Guerman Gref.
"Il est pour nous beaucoup plus important que la Banque mondiale possède des informations uniques en leur genre, relatives à l'expérience mondiale que nous tenons bien à exploiter", a fait remarquer le ministre.
Paul Wolfowitz a noté, de son côté, que sa précédente visite en Russie avait eu lieu au milieu des années 1990, et que depuis la Russie avait énormément changé.
"A l'époque, il y avait des craintes quant à l'avenir du pays, alors qu'aujourd'hui, les progrès qui y sont enregistrés sont bel et bien spectaculaires", a reconnu le président de la Banque mondiale.
Quoi qu'il en soit, Paul Wolfowitz n'a pas passé sous silence les problèmes attendant encore leur solution en Russie, qu'il s'agisse de la nécessité de combattre la corruption et de rendre transparent le système judiciaire, de la réforme administrative inachevée ou du niveau manifestement insuffisant d'approvisionnement de la population en services médicaux et d'éducation.