Asie Centrale - région à problèmes dans la zone de responsabilité de l'OTSC

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MOSCOU, 19 octobre - RIA Novosti. L'Asie Centrale reste toujours une région à problèmes dans la zone de responsabilité de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), a déclaré mercredi dans une interview à RIA Novosti le secrétaire général de l'OTSC, Nikolaï Bordiouja.

"La région la plus difficile du point de vue de la sécurité est sans doute l'Asie Centrale. Des processus très sérieux s'y déroulent à l'heure actuelle", a-t-il précisé.

Cela concerne avant tout la Kirghizie, a indiqué le secrétaire général de l'OTSC, pays "qui est en train de redresser son économie à présent et essaie de venir à bout de très graves problèmes qui mettent en cause l'existence même de l'Etat kirghize".

"C'est aussi évidemment le cas du Tadjikistan, confronté au problème du trafic de stupéfiants et à de nombreuses organisations extrémistes qui s'emploient à déstabiliser la situation dans le pays", a repris Nikolaï Bordiouja.

Or, des problèmes similaires se posent aussi devant l'Ouzbékistan, a-t-il fait remarquer.

Pour ce qui est de la "liste noire" des organisations terroristes et des individus soupçonnés d'en faire partie, celle-ci est en train d'être rédigée dans le cadre de la Communauté des Etats indépendants (CEI), de l'OTSC et de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), "ce travail est encore loin d'être achevé", a estimé le secrétaire général de l'Organisation du Traité de sécurité collective.

L'OTSC regroupe à ce jour l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Kirghizie, la Russie et le Tadjikistan.

Début octobre, l'Ouzbékistan a soumis sa demande d'adhésion à la Communauté économique eurasiatique (CEEA), laissant certains politologues supposer que l'Ouzbékistan ne tarderait pas, non plus, à adhérer à l'OTSC.

"L'Ouzbékistan est un Etat très puissant et très influent. S'il décide d'adhérer à l'OTSC, ce serait très bon pour nous (l'Ouzbékistan fait déjà partie de l'OCS). Ce serait bon avant tout du point de vue de la réalisation des tâches auxquelles notre organisation est aujourd'hui confrontée ", a fait remarquer auparavant Nikolaï Bordiouja, en intervenant au cours d'une conférence de presse à RIA Novosti.

Quoi qu'il en soit, l'Ouzbékistan n'a toujours pas soumis sa demande d'adhésion à l'Organisation du Traité de sécurité collective.

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