La Russie peut adhérer à l'OMC déjà avant 2006 (vice-Premier ministre russe)

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MOSCOU, 17 octobre - RIA Novosti. La Russie peut adhérer à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) déjà avant le début de 2006 à condition que ses partenaires de négociations y soient favorables, a estimé lundi le vice-Premier ministre russe, Alexandre Joukov.

Il a fait cette déclaration, en intervenant dans le cadre du Forum économique mondial à Moscou. Le gouvernement de la Fédération de Russie porte une très grande attention au problème de la transparence et de l'ouverture de l'économie russe, a souligné Alexandre Joukov. Et c'est justement dans cette direction que tendent également les efforts déployés par le gouvernement fédéral en vue de la future adhésion de la Russie à l'OMC.

"Si l'attitude de nos partenaires, et avant tout celle des Etats-Unis, est positive, nous pourrons résoudre ce problème d'ici le début de 2006", a indiqué le vice-Premier ministre russe, tout en ajoutant que la future adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce ne manquerait certes pas de contribuer à l'amélioration du climat d'investissement général en Russie elle-même.

Quoi qu'il en soit, la veille, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a déclaré que ni la Russie ni l'Ukraine n'avaient pratiquement aucune chance d'achever toutes leurs négociations sur leur future adhésion à l'OMC avant la sixième rencontre ministérielle de Hongkong en décembre prochain.

"Il existe une très longue file d'attente des pays qui tiennent à adhérer à l'Organisation mondiale du Commerce, y compris la Russie et l'Ukraine", a notamment déclaré Pascal Lamy, en répondant aux questions de RIA Novosti.

A l'heure actuelle, 80% des investisseurs étrangers évaluent positivement le climat d'investissement en Russie, et l'afflux d'investissements étrangers dans l'économie russe a augmenté de 30% depuis cette dernière année, a fait remarquer pour sa part le vice-Premier ministre de la Fédération de Russie.

Néanmoins, le gouvernement reconnaît l'existence de très graves problèmes dans ce domaine, a indiqué Alexandre Joukov. Ainsi, selon un sondage effectué par la Banque mondiale (BIRD), les conditions pour faire du business en Russie se sont substantiellement dégradées depuis cette dernière année. Et là, la Russie cède considérablement du terrain à bien des pays en voie de développement, y compris au Kazakhstan et l'Azerbaïdjan, a noté le chef adjoint du gouvernement russe.

Evoquant ces problèmes majeurs qui se répercutent de façon négative sur les climats d'investissement, Alexandre Joukov a cité la protection insuffisante des droits de propriété. A cette occasion, il a déclaré qu'il n'y aurait pas de révision des résultats des privatisations en Russie.

Un autre problème de taille, a-t-il repris, est lié à la procédure de faillite. Et d'ajouter que pour venir à bout de ce problème précis, des amendements appropriés ont été apportés à la loi sur la faillite.

Pour élever l'attrait de l'économie russe pour les investisseurs, le gouvernement se propose d'obtenir la transparence des tribunaux dans le pays, a souligné le vice-Premier ministre de la Fédération de Russie. Pour y parvenir, il est prévu, entre autres, de publier toutes les décisions des tribunaux.

Alexandre Joukov s'est aussi dit préoccupé par la qualité de la gestion publique. Or, il s'est dit d'accord avec l'avis de certains experts estimant que le montant des pots-de-vin en Russie équivaut à celui du produit intérieur brut (PIB).

Selon le vice-Premier ministre russe, le gouvernement entend poursuivre une politique rationnelle dans les domaines financier et fiscal. Ainsi, a souligné Alexandre Joukov, il s'agit à présent de diminuer le taux de la TVA et de le rendre unique.

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