"Les notes russes resteront à court terme dans la catégorie "investissement" à condition que l'excédent budgétaire demeure faible, la politique fiscale plus libre, les réserves de changes plus volumineuses, et la dette publique moins élevée", a estimé Jonathan Schiffer, analyste en chef de Moody's pour la Russie, lors d'une conférence internationale sur le commerce et l'investissement qui s'est déroulée mercredi à Londres.
"La note BBB est une note à long terme, a pour sa part indiqué la spécialiste de la Russie chez Fitch, Sharon Raj. Elle pourrait être relevée si la Russie crée de nouveaux mécanismes anti-crise, si elle affiche des résultats encore plus impressionnants. L'abaissement est peu probable et ne peut intervenir que si les réformes connaissent un ralentissement notable, si la croissance s'affaiblit ou si des bouleversements interviennent dans le système économique ou politique".
Les notes de la Russie progressent non seulement dans le contexte d'une conjoncture économique favorable en raison des cours élevés du brut, mais également au regard de plusieurs autres facteurs macro-économiques. Parmi ces facteurs, Jonathan Schiffer cite la poussée des secteurs autres que ceux liés à l'extraction de matières premières, la politique budgétaire équilibrée et la création d'un fonds de stabilisation.
"Dans le pire des scénarios, la Russie pourrait résister pendant au moins trois ans à la chute des prix pétroliers en modérant ses dépenses budgétaires", a ajouté M. Schiffer.
Début août, l'agence de notation Fitch a relevé de BBB- à BBB, avec perspective "stable", les notes souveraines à long terme en devises nationale et étrangères.
En septembre, l'agence Moody's a mis sous surveillance positive la note des obligations russes en devises nationale et étrangères (Baa3).