Poutine : les tentatives de torpiller le projet de Gazoduc nord-européen sont préjudiciables à la sécurité énergétique de l'Europe -LEAD

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LONDRES, 5 octobre - RIA Novosti. Le président russe Vladimir Poutine estime que les tentatives de torpiller des projets tels que celui de Gazoduc nord-européen sont préjudiciables à la sécurité énergétique de l'Europe elle-même.

"La réalisation de ce projet ne vise aucun pays tiers. Nous n'évinçons personne du travail conjoint mené dans la sphère énergétique en Europe. Mais j'estime qu'il est contre-productif et nuisible de politiser des liens économiques et j'espère que nous n'aurons plus affaire à ce genre de phénomènes", a indiqué le président russe aux journalistes mercredi.

A la question des journalistes de savoir si d'aucuns étaient en mesure d'empêcher la réalisation du projet de Gazoduc nord-européen, le président russe a répondu : "Je ne pense pas (que cela soit possible)".

Pratiquement toute l'économie européenne est intéressée à ce projet, a-t-il ajouté.

Une nouvelle fois, M.Poutine a déclaré que "les bruits et les soupçons au sujet d'une dépendance excessive de nos partenaires européens face aux fournitures d'énergie russe sont fort exagérés".

Les fournitures russes couvrent 13,1% des besoins britanniques en pétrole, 15,2% en produits distillés et 23% à 24% en charbon, a expliqué le président russe.

En ce moment, a-t-il poursuivi, la Russie n'exporte pas de gaz vers la Grande-Bretagne.

"Les fournitures (russes) de gaz sont nulles", a dit le M.Poutine. Selon lui, la présence du gaz russe sur le marché britannique pourrait contribuer à la stabilité de la balance énergétique locale et au maintien des prix de l'énergie à un niveau acceptable.

La Grande-Bretagne n'est pas un simple acheteur de pétrole russe, elle est aussi un partenaire important dans sa production, a rappelé le président. La société BP, a indiqué M.Poutine, détient 50% de l'une des plus importantes compagnies russes, TNK-BP. Qui plus est, BP produit un quart de son pétrole sur le territoire de la Russie.

"De quel risque de dépendance pourrait-il alors s'agir?" s'est interrogé M.Poutine.

En 2010, la Russie couvrira 10% des besoins britanniques en gaz, a encore ajouté le chef de l'Etat russe.

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