Le comandant en chef de l'armée de l'air lituanienne, le général Valdas Tutkus, a expliqué à la radio nationale que les travaux prendraient plusieurs semaines. Beaucoup de fragments de l'appareil sont à cinq, voire à six mètres de profondeur, a-t-il ajouté.
Selon une information non confirmée, samedi les représentants de la commission intersectorielle lituanienne qui enquête sur les causes du crash ont déterré, en présence d'observateurs russes, une "boîte noire" de l'appareil écrasé et l'ont emmenée à Vilnius.
Le ministère lituanien de la Défense avait confirmé précédemment l'information annonçant que le Su-27 qui s'était écrasé sur le territoire de la Lituanie était équipé de quatre missiles air-air. Cette déclaration avait été faite par le chef du service de sécurité des vols de l'armée de l'air russe, le général major Serguéi Baïnetov, qui dirige la délégation russe.
Selon le général, pendant l'accident les missiles n'ont pas explosé et se trouvent coincés parmi les fragments de l'avion.
Gediminas Kirkilis a déclaré dans une interview au Service des actualités de la Télévision nationale lituanienne qu'il n'écartait pas l'hypothèse selon laquelle le pilote aurait pu larguer les missiles avant que l'appareil s'écrase au sol.
Le ministre a déclaré que le pilote russe Valeri Troïanov, change tout le temps ses dépositions qui diffèrent de la version russe officielle des causes de la catastrophe.