"C'est que cet accord renferme une clause spéciale sur son éventuelle prorogation automatique si besoin est, mais sa prolongation mécanique n'est certes pas le but que nous recherchons", a souligné l'ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l'Union européenne (UE).
Et d'ajouter: "De nos jours, ce document est d'ores et déjà en partie obsolète". "L'accord en question avait été signé en juin 1994, quand la Russie était tout autre, et l'Union européenne était, elle aussi, autre qu'aujourd'hui", a précisé le diplomate.
Signalant que d'ici l'expiration de l'accord, la Russie sera membre à part entière de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), Vladimir Tchijov a fait remarquer qu'"à peu près un tiers de son texte, ce sont des questions régies par les Statuts de l'OMC".
"Par conséquent, a poursuivi l'ambassadeur russe auprès de l'Union européenne, cette partie du document deviendrait automatiquement inutile. A part cela, en 1994, même les esprits les plus avancés ne pouvaient même pas s'imaginer une telle sphère de coopération avec la Russie qu'est la coopération dans le cadre de la politique européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense, car une telle politique n'existait pas alors même sur papier".
De l'avis de l'ambassadeur russe, il est temps aujourd'hui d'entamer enfin un dialogue au niveau d'experts sur la préparation d'un nouvel accord entre la Fédération de Russie et l'Union européenne.