Au cours de sa conférence de presse dans l'ambassade russe à Berlin mardi, il a dit comprendre les inquiétudes de la Pologne et des pays baltes qui tirent des bénéfices du transit de gaz russe vers l'Europe. "Nul ne l'ignore que ces pays de transit n'utilisent qu'une infime partie des produits pétroliers et du gaz qu'ils reçoivent et qu'ils réexportent le reste", a expliqué le ministre.
"Je les comprends et, à leur place, j'agirais peut-être de la même manière. Quant à nous, nos intérêts en Allemagne sont un peu autres", a indiqué Sergueï Ivanov. Selon lui, ces intérêts doivent l'emporter. "Et nous ne devons pas permettre aux pays transitaires de parasiter sur cela", a-t-il souligné.
La construction du GNE permettra de transporter des ressources énergétiques supplémentaires mais personne ne fermera les conduites existantes, a noté le ministre. "Dans cette question, il n'y a pas de politique et, s'il y a là quelque chose, ce ne sont que des phobies de pays de l'est européen, notamment de la Pologne et des pays baltes", a-t-il ajouté.