"Aucune décision concrète n'a été adoptée aujourd'hui sur l'endroit, le temps et l'ordre du jour", a précisé Konstantin Kossatchev, président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe) qui est aussi coprésident du groupe de travail de l'APCE.
La raison en réside, selon le parlementaire russe, dans les divergences, tant au sujet du mandat de cette "table ronde" elle-même qu'en ce qui concerne l'évaluation des futures élections parlementaires en République de Tchétchénie.
"C'est qu'au sein du groupe de travail de l'APCE, tout comme, d'ailleurs, à l'intérieur même de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe dans son ensemble, il se trouve toujours des politiciens, encore suffisamment nombreux, qui voudraient spéculer sur les problèmes de la Tchétchénie, tout en refusant de constater ces changements positifs qui y surviennent à présent", a fait remarquer le président du Comité pour les Affaires internationales de la Chambre basse du Parlement russe.
Qualifiant d'"absolument inadmissible" une telle prise de position, Konstantin Kossatchev a noté que "la tenue des élections parlementaires en République de Tchétchénie n'avait tout simplement pas d'alternative".
"Il se peut toujours que ces élections ne se déroulent pas tout à fait selon les normes dont on a l'habitude en France ou, par exemple, en Suisse. Quoi qu'il en soit, la réalité objective est telle que ces parlementaires se tiennent dans le contexte d'une opération antiterroriste en cours en Tchétchénie. Toutefois, nous estimons que ces futures élections auront tout pour se tenir dans un régime honnête, équitable et démocratique", a conclu le parlementaire.