"L'OTAN considère que la police a tiré sur une manifestation pacifique, alors que les manifestants armés de fusils d'assaut Kalachnikov tuaient les policiers en cherchant de s'emparer du pouvoir", a dit le ministre.
"En général, nous divergeons sur l'évaluation de la démocratie dans l'espace post-soviétique, je veux dire sur les critères d'évaluation de la démocratie", a-t-il noté. Outre l'interprétation différente des événements tragiques survenus en Ouzbékistan, M.Ivanov a cité l'inquiétude face au trafic de drogue provenant de l'Afghanistan et certaines approches sélectives de la prolifération des armes de destruction massive.
Selon Tachkent, un groupe terroriste avait attaqué des bâtiments de police, la prison, deux unités militaires, le siège du Conseil de la sécurité nationale et le siège de l'administration régionale d'Andijan dans la nuit du 12 au 13 mai dernier.
187 personnes ont été tuées et 287 autres blessées pendant l'attaque terroriste, d'après la commission d'enquête du parlement ouzbek.
Selon le bilan officiel, les forces de l'ordre ont abattu 94 terroristes et en ont blessé 76 autres.
L'enquête a établi que les criminels avaient également pris en otages 70 personnes dont 15 ont été assassinées.