Au sein d'une délégation représentative, M.Chmal a pris part aux Journées du pétrole et du gaz de la Russie qui se sont déroulées dans la préfecture Aichi du 6 au 7 septembre dans le cadre de l'EXPO 2005.
"Jusqu'à présent, la formule "achète et vends" règne dans les rapports avec nos partenaires japonais, mais, dans les conditions actuelles, de nouvelles formes sont requises, telles que le crédit-bail ou la création d'entreprises mixtes", a estimé l'homme d'affaires russe.
Au cours de ces rencontres, a-t-il poursuivi, les Japonais se sont surtout intéressés aux projets de construction d'oléoducs en Sibérie orientale et en Extrême-Orient et aux possibilités russes d'exporter du pétrole et du gaz vers le Japon.
"Nous les avons assurés que la décision de construire un oléoduc jusqu'à la baie Perevoznaïa (Pacifique, ndlr) est définitive et qu'elle en est au stade de l'établissement du projet technique concret", a indiqué M.Chmal.
A son avis, il convient d'accélérer la réalisation de ce projet afin qu'il soit prêt vers 2008. "Il y a là des difficultés purement techniques, puisqu'un tronçon de 600 km environ passe par des zones de pergélisol où le tube ne peut être enseveli dans le sol, il faut qu'il soit installé sur des supports thermo-isolants", a-t-il dit.
La capacité de l'oléoduc Sibérie orientale - Pacifique, par lequel le brut sibérien sera exporté vers les pays d'Asie-Pacifique doit être de 80 millions de tonnes par an. Le coût de l'ouvrage est estimé à 11,5 milliards de dollars. Il doit relier Taïchet (région d'Irkoutsk) à Perevoznaïa (sur le Pacifique).