"Aucun des 15 membres sunnites du comité de rédaction de la Constitution n'a apposé sa signature au bas du projet", a-t-il dit.
La position des membres sunnites s'explique par "un souci de maintenir l'unité du peuple irakien et d'empêcher toute tentative de briser l'Irak à l'avenir", a-t-il relevé.
"Nous voulions que la Constitution vaille pour l'ensemble du peuple irakien, qu'elle serve les intérêts de tous les Irakiens", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.
Le projet de Constitution actuel a été initié par des représentants des partis chiites et kurdes au parlement national. Pour surmonter les objections des sunnites, ces derniers y ont apporté une série d'amendements il y a deux jours, sans toutefois supprimer les points controversés, selon les sunnites.
L'Assemblée nationale (parlement) doit se réunir dimanche pour approuver le projet de Constitution. Le texte sera ensuite soumis à un référendum national programmé pour le 15 octobre. 5 millions de copies du projet seront distribuées à la population.
Le projet de Constitution sera réputé rejeté si deux tiers de la population répondent "non" dans au moins trois des dix-huit provinces iraniennes. Les sunnites, majoritaires dans quatre provinces, peuvent facilement le bloquer.
"Nous n'avons qu'une issue, celle de mobiliser la population pour dire "non" à la Constitution au référendum", a déclaré Hussein al-Falloudji.
Depuis plusieurs semaines, les leaders sunnites appellent la population à venir s'inscrire dans les bureaux de vote pour pouvoir participer au référendum.