KAZAN, 27 août - RIA Novosti. Au cours d'une conférence de presse tenue dans la capitale du Tatarstan, ou un sommet de la Communauté des Etats indépendants s'est tenu vendredi, le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a déclaré que les consultations de la Géorgie avec l'Ukraine, la Lituanie et d'autres Etats n'annonçaient pas un renoncement à la CEI.
La Géorgie n'estime pas que la CEI ait épuisé ses potentialités. La Communauté est confrontée à des problèmes et il faut les régler, a ajouté Mikhaïl Saakachvili.
Ce qui existe, il faut l'utiliser, et nous nous y emploierons. Il ne faut pas attendre de nous de brusque saccades, a souligné le président géorgien.
Celui-ci a également démenti les bruits selon lesquels des tentatives seraient faites en vue d'isoler la Russie de l'Union européenne.
Les rumeurs selon lesquelles un cordon sanitaire serait créé contre la Russie, autour de la Russie, des tentatives seraient entreprises en vue de l'isoler de l'Union européenne, proviennent de gens bornés, a dit le président géorgien.
Interrogé sur la signification de la déclaration de Borjomi signée par la Géorgie et l'Ukraine, Mikhaïl Saakachvili a répondu: Cette déclaration n'est pas une vengeance, elle n'est dirigée contre personne. Au contraire, nous sommes ouverts et disposés à prendre d'autres décisions audacieuses.
A la mi-août, pendant la visite informelle de trois jours effectuée en Géorgie par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, celui-ci et son homologue géorgien avaient signé une déclaration sur la création de la Communauté du choix démocratique mer Baltique-mer Noire- mer Caspienne. Les deux hommes avaient annoncé qu'un sommet des pays de cette région se tiendrait cet automne en Ukraine et que des représentants de la Russie, de l'Union européenne et des Etats-Unis y seraient invités. La signature du document avait eu lieu dans la résidence gouvernementale de Likani, non loin de la station de Borjomi universellement connue par ses sources d'eau minérale.