"Les voyages des émissaires étrangers qui "apprennent à vivre" à nos citoyens sont considérés comme une ingérence directe dans les affaires intérieures d'un État souverain", lisait-on dans le communiqué ministériel diffusé le 2 août dernier à l'occasion de la visite du vice-président de la Diète polonaise, Donald Tusk.
Les gardes-frontières ont refusé lundi de commenter la fermeture des frontières à la délégation du Parlement européen.
Un groupe d'eurodéputés polonais avec à leur tête le vice-président du Parlement européen, Jacek Saryucz-Wolski, ont annoncé lors d'une conférence de presse lundi à Varsovie qu'ils n'avaient pas été autorisés à franchir la frontière biélorusse.
Les relations se sont aggravées entre la Biélorussie et la Pologne après que le gouvernement biélorusse a proclamé illégitime l'élection des nouveaux dirigeants de l'Union des Polonais de Biélorussie (UPB). La semaine passée, plusieurs leaders de cette organisation ont été condamnés à des arrestations administratives allant de 10 à 15 jours.
Plusieurs hauts responsables polonais ont promis de relancer le débat sur la situation en Biélorussie dans les structures européennes. Les États-Unis et l'Union européenne ont fait début août des déclarations sur la situation autour de l'UBP que le ministère biélorusse des Affaires étrangères a qualifiées d'ingérence dans les affaires intérieures.