LONDRES, 4 août - RIA Novosti. L'agence de notation internationale Fitch Ratings s'attend à une prochaine amélioration des résultats économiques et financiers de la Russie, a déclaré la directrice des notes souveraines de l'agence et principale analyste pour la Russie, Sharon Raj, lors d'une conférence en duplex jeudi à Londres.
"Compte tenu de la hausse des prix du pétrole, nous estimons que le gouvernement russe pourra encore améliorer ses résultats très prochainement", a-t-elle dit.
Selon Mme Raj, Fitch évalue positivement la politique financière du cabinet et tient compte du remboursement par anticipation de la dette russe envers le Club de Paris.
Mercredi, Fitch a annoncé avoir relevé de BBB- à BBB, avec perspective "stable", les notes souveraines à long terme de la Russie en roubles et en devises étrangères. La note à court terme en devises étrangères a été confirmée à F3.
"Notre décision s'explique surtout par une nette amélioration des résultats financiers de la Russie", a indiqué Mme Raj. Cette avancée est plus significative par rapport à celle observée avant le relèvement précédent de la note, en 2004.
"Les prix élevés du pétrole, une meilleure collecte des impôts et des dépenses relativement limitées ont permis de maintenir de bons indices budgétaires, l'excédent se situant autour de 6% du PIB", a-t-elle rappelé.
"Cela a permis à la Russie de rembourser par anticipation la plus grande part de sa dette envers le Club de Paris", a-t-elle ajouté.
Selon l'analyste de Fitch, plusieurs facteurs déterminent les succès de l'économie russe, parmi lesquels figurent le cours du rouble réaliste, la nette progression du PIB et le remboursement anticipé de la dette extérieure.
"Même avec les remboursements de la dette extérieure, le montant du fonds de stabilisation reste considérable, atteignant 721 milliards de roubles, ou 25 milliards de dollars, et il doit progresser à 47 milliards de dollars, soit 6% du PIB, vers le début de 2006", a indiqué Mme Raj.
"Cela n'exclut pas de nouveaux remboursements par anticipation en 2006-2007", a-t-elle conclu.
Parmi les problèmes qui préoccupent Fitch et qui peuvent contrarier le développement du pays, Sharon Raj a cité le ralentissement de la croissance économique (4-5% par an, contre 7%) et le piétinement de plusieurs réformes de structure. Toutefois, l'agence se félicite des réformes réussies qui se sont opérées dans le secteur bancaire et les allocations sociales.