Les meetings, les manifestations et les grèves de la faim seront les méthodes principales de la lutte pour les droits de la langue russe, a dit Vladimir Bouzaiev, un des dirigeants du parti.
"La communauté russe de Lettonie a déjà fait preuve de sa force, en organisant en 2004 un meeting auquel ont participé 40 000 personnes. Nous avons atteint alors notre objectif: la réforme des écoles russes en Lettonie n'est réalisée que sur le papier. En fait, rien n'a changé. Grâce à notre lutte, nous avons contraint les autorités lettones à accepter un compromis, ce qui signifie qu'en poursuivant notre lutte nous obtiendrons davantage, a dit Vladimir Bouzaiev. La majorité écrasante des habitants de six grandes villes de la Lettonie parle russe: toutes ces villes se trouvent en Latgalie (Est de la Lettonie). Selon la loi de 2002 sur la langue, il est officiellement interdit aux habitants de Lettonie de s'adresser aux institutions du pouvoir dans une langue autre que le letton. Mais que faire si les fonctionnaires et les habitants de ces villes parlent russe? Comment expliquer cette hypocrisie? Nous avons déjà élaboré un projet de loi à ce sujet que nous soumettrons au parlement à l'automne".
Selon Vladimir Bouzaiev, "son examen sera accompagné de meetings et d'actions de protestation". "Je le dis, parce que j'ai vu la nouvelle génération de Russes de Lettonie. Ces jeunes gens sont bien plus énergiques, ils savent lutter pour leurs droits. Ils rendront au russe son statut de langue officielle", a-t-il souligné.
La Lettonie compte actuellement 2,2 millions d'habitants dont 800 000 russophones. Selon les lois de la Lettonie, le russe est une langue étrangère, c'est pourquoi nous ne pouvons pas l'employer en s'adressant même aux services communaux.