"Ces gens là, on en trouvera sûrement", a-t-il indiqué, commentant, devant des journalistes mercredi, le nouveau projet du Groupe de constructions spatiales russe RKK Energhia visant à organiser des vols touristiques autour de la Lune.
Le projet le plus réussi de vols sub-orbitaux coûte aux touristes à 25 000 dollars pour une minute passée en apesanteur, a-t-il noté.
"Et maintenant comparez combien pourrait coûter un voyage de deux semaines de la Terre sur l'orbite de la Lune et le retour sur la Terre. Celui qui se risquera de faire un tour pareil saura justifier ses frais en accordant simplement des interviews et des autographes", estime le directeur adjoint de Roskosmos.
Selon lui, du point de vue technique, il n'y a aucun problème dans la réalisation de ce projet.
Le numéro deux de Roskosmos a rappelé que ce projet prévoit un tir séparé d'un lanceur Soyouz et d'un booster. Sur orbite, le lanceur et le booster formeront, en s'arrimant l'un à l'autre, l'appareil qui, après avoir atteint la vitesse voulue, devra voler autour de la Lune et regagner, en suivant une trajectoire ellipsoïde, la Terre.
Mais plusieurs questions se posent et elles concernent surtout le retour sur Terre.
"Evidemment, il faudra renforcer le revêtement calorifuge du vaisseau car le Soyouz aura à effectuer deux "plongées" dans l'atmosphère terrestre, d'abord pour ralentir sa vitesse à la première vitesse spatiale (7,9 km à la seconde) et ensuite, afin d'effectuer l'atterrissage. Il convient aussi d'élaborer le système de direction du vol de retour", a fait observer le directeur adjoint de Roskosmos.