Le 13 juillet, le chargé d'affaires de la Moldavie en Fédération de Russie a été convoqué au MID, lit-on notamment dans un communiqué rendu public mercredi par le Département de l'Information et de la Presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. On lui a déclaré une "protestation catégorique à l'occasion de l'incident du 10 juillet dernier - interpellation, interrogatoire et perquisition que rien n'argumentait à Chisinau par les organes moldaves de l'Intérieur des citoyens russes se trouvant en Moldavie en mission diplomatique commandée".
"De telles actions inamicales, voire bel et bien provocatrices ne peuvent être considérées que comme spécialement dirigées pour détériorer les relations entre nos deux pays", estime la diplomatie russe.
Le MID en rend entièrement responsable la partie moldave.
Cette même attitude a été exprimée auparavant par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue de ses négociations avec le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le ministre des Affaires étrangères de la Slovénie, Dimitrij Rupel.
L'interpellation non argumentée de quatre citoyens russes en Moldavie, c'est déjà le troisième incident depuis ces quelques derniers jours.
Vendredi 8 juillet, l'avocat russe, Sergueï Mirzoïev, a été expulsé de la Moldavie. Comme le prétendent les autorités moldaves, il "se serait ingéré dans le processus politique intérieur" à la veille des élections du maire de la ville de Chisinau, prévues pour le 10 juillet.
Samedi 9 juillet, les Russes Alexeï Kotchetkov et Vladimir Lebedkine ont été arrêtés et condamnés tout de suite après à respectivement 7 et 13 jours de détention provisoire pour des "délits administratifs".