Ce programme prévoit notamment d'orbitaliser plusieurs satellites de télécommunication et de télévision, météorologiques et scientifiques, mais aussi deux appareils Sterkh pour intégrer la Russie au système mondial de recherche et de sauvetage.
Roskosmos envisage également d'achever la conception du vaisseau spatial récupérable Kliper en collaboration avec les pays européens, des fusées porteuses prometteuses Angara et Soyouz-2, sans oublier le projet Fobos-Grount permettant de prélever des échantillons du sol de Phobos, satellite de Mars.
Parmi les volets prioritaires du programme figurent le développement du segment russe de la Station spatiale internationale (ISS) et le maintien des infrastructures terrestres, notamment des grands cosmodromes de Baïkonour et de Plessetsk.
La réalisation du programme nécessitera 305 milliards de roubles (10 milliards de dollars) du budget fédéral et 130 milliards de roubles (4,5 milliards de dollars) de sources extrabudgétaires.
Il s'agit d'un troisième programme fédéral spatial réalisé en Russie. Le premier a été achevé en 2000, et le deuxième touche à sa fin en 2005.
Le budget a financé le premier programme à 40% et le deuxième à 70%.
Selon un rapport publié en avril par Roskosmos, seulement 39 des 99 satellites russes sont entièrement opérationnels, et 60 appareils subsistent au-delà de leur durée de vie.
Faute de moyens, le deuxième lancement des trois appareils Glonass (Système global de navigation par satellite) prévu pour 2003 et le deuxième lancement du satellite Glonass-K prévu pour 2005 ont été reportés à 2008.
Au total, en avril dernier, 849 satellites de différentes vocations fonctionnaient dans l'espace, dont 425 (50,6%) américains, selon le rapport.