"L'EEU peut exister parfaitement sans l'Ukraine. Nous (la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan) pourrons travailler à trois", a-t-il dit.
Cependant, "il ne faut pas oublier que l'Ukraine compte près de 50 millions d'habitants. Plus vaste sera le marché du point de vue du territoire et des effectifs, du PIB et des capitaux, plus efficace sera l'organisation que nous édifions. C'est pourquoi nous sommes intéressés à la participation de l'Ukraine", a souligné Dmitri Soukhoparov. L'expert a rappelé que la part de la Biélorussie, de la Russie, de l'Ukraine et du Kazakhstan dans le produit intérieur brut de la CEI (Communauté des Etats Indépendants) constitue 95 %.
Si l'Ukraine refuse de participer à la création de l'EEU, elle perdra certains avantages, estime Dmitri Soukhoparov.
"En effet, si un pays participe à l'élaboration des accords, il peut y apporter des corrections et faire des propositions. Lorsque les documents seront déjà adoptés, trois pays les ratifieront et commenceront à travailler, par conséquent, tout nouveau membre sera contraint d'adhérer aux accords déjà élaborés", a-t-il dit.
Les documents sur l'EEU sont examinés et concertés par les experts de quatre Etats (y compris l'Ukraine) dans une maison de villégiature de la région de Moscou. "Les 93 documents sur la formation de l'Espace économique unique seront concertés avant le 1er août", a-t-il dit.
"Pour l'instant, nous en avons examiné 68, dont 50 ont été concertés par les quatre parties. Des désaccords existent sur les documents qui restent à concerter", a ajouté l'expert. "La réunion du Groupe de haut niveau avec la participation des représentants des Etats membres se tiendra après le 1er août. Tous les documents peuvent être signés à cette réunion. Le sort de l'EEU et la participation de l'Ukraine à cette organisation seront décidés au sommet des Etats membres, dont la date n'a pas encore été fixée", a déclaré Dmitri Soukhoparov.