Selon lui, les taux de croissance annuels moyens élevés ont été observés ces derniers temps en Russie.
De 1999 à 2004, le taux moyen d'accroissement annuel du PIB par tête d'habitant a été de 7,4%, a-t-il rappelé. Ces deux dernières années, en 2003 et 2004, ces taux ont augmenté, passant à 7,8% par an, alors que le taux d'accroissement du PIB en termes absolu a augmenté à 7,25% par an.
"Ces taux de croissance garantissent un doublement du PIB en dix ans et même plus vite", a noté le conseiller économique du président.
L'histoire mondiale connaît de nombreux exemples de doublement du PIB en 8-10 années. Parmi les pays qui ont produit des taux de croissance élevés, il a cité la Corée du Sud, la Malaisie, le Qatar, l'Irak, la Guinée équatoriale.
Alexeï Illarionov n'est pas d'accord avec l'affirmation que les investissements dans l'économie russe se réduisent : à titre d'exemple, il a cité la décision de Toyota de lancer la production de ces marques en Russie.
La semaine dernière, à la réunion du gouvernement russe, le ministre du Développement économique et du Commerce Guerman Gref avait insisté sur l'impossibilité de doubler le PIB russe d'ici à 2010. Il s'était dit en faveur de la diversification de l'économie et de l'amélioration du climat d'investissement dans le pays. "Je ne juge pas pertinent de brûler les réserves d'hydrocarbures pour assurer une croissance extensive", a-t-il déclaré.
Dans son message à l'Assemblée fédérale en 2003 le président russe Vladimir Poutine avait fixé l'objectif de doubler le PIB entre 2002 et 2012. Le président avait précisé à l'époque qu'à condition de maintenir les taux courants de croissance économique, le PIB aurait pu être doublé vers 2010. Pour atteindre cet objectif, il fallait que la croissance fût de 7,2% dans le premier cas et de 9,0% dans le second.
D'après les statistiques officielles, le PIB russe a crû de 4,7% en 2002, de 7,3% en 2003 et de 7,1% en 2004. Le ministère du Développement économique et du Commerce table sur 5,8% de croissance en 2005.