Les académiciens russes toujours méfiants vis-à-vis du protocole de Kyoto

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MOSCOU, 1er juillet - RIA Novosti. Les académiciens russes ont gardé leur attitude négative à l'égard du protocole de Kyoto, a déclaré vendredi le président du conseil de l'Académie russe des sciences pour les changements climatiques et les problèmes relatifs au protocole de Kyoto, Iouri Israël, lors d'une conférence de presse vendredi à Moscou.

Il a annoncé que le conseil venait d'adopter une déclaration confirmant la position des chercheurs russes sur les changements climatiques.

Ce texte fait suite à une déclaration élaborée par les chercheurs britanniques et intitulée "Global response to climate change" qui appellent les pays membres du G-8 à assumer leurs responsabilités sur le plan de l'émission des gaz à effet de serre et à aider les pays en développement à résoudre les problèmes liés au réchauffement climatique.

La déclaration a été signée par les présidents des académies des sciences de 11 pays (Allemagne, Brésil, Canada, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Inde, Italie, Japon et Russie). L'académicien Israël a qualifié de malentendu le fait que le président de l'Académie russe des sciences, Iouri Ossipov, avait mis sa signature au bas du document, puisque le débat autour du texte n'avait eu lieu que pendant la séance de vendredi.

Après le débat, les académiciens russes ont invité Iouri Ossipov à retirer sa signature.

"Le document a été transmis au président de l'Académie. Pour lui, c'est une question d'honneur de décider de la suite à donner", a conclu Iouri Israël.

Les chercheurs russes continuent d'affirmer que le protocole de Kyoto était injustifié sur le plan scientifique, inefficace quant au but poursuivi par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, mais aussi nuisible à l'économie russe.

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