"La Fédération de Russie garde le droit de décréter des quotas d'importation pour la volaille, la viande de boeuf et de porc jusqu'en 2009", a-t-il indiqué, commentant les résultats des négociations sur l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
Le montant de ces quotas ne changera pas par rapport à aujourd'hui mais "des hausses de 2% sont prévues" dans le cadre de l'adhésion à l'OMC, a-t-il indiqué.
"C'est le prix pour l'accord de nos partenaires de maintenir les quotas qui représentent la moitié des prévisions minimales relatives à la hausse de la consommation de ces produits en Russie", a noté le directeur du département des négociations du MERT.
De l'avis du président du comité pur l'Agriculture, Guennadi Koulik, il importe de s'entendre avec l'OMC, pour la période de transition, sur le quota de livraison de céréales russes vers l'Union européenne à hauteur de 5 millions de tonnes par an.
"Ce serait un bon soutien à la Russie de la part de l'OMC. Les producteurs de grains seraient sûrs qu'en cas d'impossibilité de vendre en Russie ils auront cette possibilité en Europe", a indiqué le député.
M.Medvedkov a répondu que puisque la Russie n'avait pas encore le droit de vote, elle pourrait poser des conditions uniquement après son adhésion à l'OMC.
La Russie préconise d'autre part un soutien public à l'agriculture à hauteur de 9,6 milliards de dollars en adhérant à l'OMC, a-t-il indiqué.
Ce montant, a-t-il expliqué, fait le triple des sommes accordées actuellement au soutien de l'agriculture nationale.
Néanmoins, a poursuivi M.Medvedkov les négociations sur le soutien public à l'agriculture "n'ont pas encore atteint le stade réel".