"La Russie est une grande puissance eurasiatique qui se situe à la charnière des civilisation et possède une richissime expérience unique en son genre de la coexistence et de la coopération de plusieurs cultures, ethnies et religions", a déclaré dans son intervention le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov. Le développement d'un dialogue interconfessionnel est à ce jour l'une des tâches prioritaire de l'Organisation de la Conférence islamique qui regroupe plus de 50 Etats islamique dont la population dépasse un milliard d'habitants. Et là, les aspiration de Moscou et du monde islamique coïncident tout à fait. Comme l'a rappelé Sergueï Lavrov, dans le cadre d'étroits contacts avec l'OCI, contacts dont le début avait été mis en 2003 par le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, "bien des choses" ont été faites et, en premier lieu dans le contexte du développement d'un dialogue interconfessionnel.
"Avec une vingtaine de pays musulmans, des ententes ont été enregistrées pour éditer des recueils conjoints, consacrés à l'expérience de la coexistence de l'islam et du christianisme dans les Etats intéressés. On est en train de former un groupe de vision stratégique "Russie - monde islamique" dont d'éminentes personnalités de divers pays musulmans feront partie", a appris le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov. Qui plus est, Moscou salue cet intérêt que les pays-membre de l'Organisation de la Conférence islamique manifestaient pour les projets de l'UNESCO en vue de promouvoir le système d'éducation en République de Tchétchénie.
Par conséquent, au lieu d'un flot incontrôlable de prédicateurs de vues extrémistes qui s'étaient infiltrés dans les années précédentes sur le territoire russe depuis certains pays musulmans, le temps est venu pour une instruction musulmane civilisée. Et, comme le font remarquer des sources diplomatiques, "l'afflux de finances depuis les Etats arabes pour appuyer les terroristes en Russie s'est considérablement réduit". Tout cela est aussi dans l'intérêt de l'Organisation de la Conférence islamique qui se préoccupe du fait que, sous le couvert de l'islam, on propage dans le monde les idées d'extrémisme et de terreur. Cela ne fait que compromettre l'image des musulmans aux yeux des adeptes d'autres religions.
Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, a plus d'une fois indiqué que la Russie et le monde islamique sont des partenaires dan la lutte contre le terrorisme et les autres menaces et défis du 21-ème siècle, que leurs vue coïncident pratiquement quand il s'agit notamment du règlement des conflits régionaux et plus précisément de celui du Proche-Orient. Moscou approuve complètement les idées exprimées à la session ministérielle de l'Organisation de la Conférence islamique, idées selon lesquelles les pays-membres de l'OCI doivent tout d'abord surmonter leurs contradictions intérieures. C'est seulement après cela que l'on pourrait dire que l'Organisation de la Conférence islamique s'est transformée en force régionale influente. En absence de l'unité à l'intérieur même de l'OCI, seront vains tous ses efforts en vue d'obtenir un mandat de membre permanent au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies pour un représentant du monde islamique.
"La Russie est prête à coopérer avec l'Organisation de la Conférence islamique sur les questions de la réforme de l'Organisation des Nations Unies", a déclaré Sergueï Lavrov à Sanaa. Auparavant, les hommes politiques russes ont plus d'une fois noté être prêts à soutenir la candidature de l'Egypte en cas d'élargissement du Conseil de sécurité de l'ONU. Quoi qu'il en soit, en attendant; l'élargissement de la coopération de l'OCI avec la Russie et les autres pays non musulmans ne manque certes pas de contribuer à l'élévation du statut même de cette organisation. Et même si ce n'est pas dans le monde, comme le voudraient sans doute ses pays-membres, c'est à leurs propres yeux. Toujours est-il que le dialogue est parfaitement indispensable, ce qui est reconnu tant à Moscou que dans le monde islamique.