Il a fait cette déclaration en rencontrant les représentants de 13 grandes compagnies d'investissement internationales venus à Moscou à l'invitation de la Vneshtorgbank.
Dans son intervention, le ministre a une nouvelle fois rappelé que "la Russie maintiendra des taux positifs et stables de croissance économique : de 5,5% à 6% au cours des trois prochaines années", lit-on dans le communiqué du ministère des Finances.
A son avis, cela contribuera à l'instauration d'un climat d'investissement propice, alors que "des indices macro-économiques stables et prévisibles" seront le moyen qui permettra d'y parvenir.
L'adhésion de la Russie à l'OMC est aussi une priorité, a noté le ministre, ajoutant que cela est d'une très grande importance pour les investisseurs. "Nous voulons que tout produit fabriqué sur le territoire russe accède librement aux marchés internationaux : de ce fait, après l'adhésion, nous respecterons rigoureusement les lois de l'OMC", a-t-il indiqué.
Alexeï Koudrine s'est arrêté en détail sur le problème de l'arrivée massive de pétrodollars suite aux hauts cours du pétrole et sur le rôle que joue le Fonds de stabilisation pour traiter l'économie de ce '"mal hollandais" (le Fonds dispose déjà de plus de 700 milliards de roubles ou 20 milliards d'euros).
Le schéma d'amortissement anticipé des dettes russes les plus chères, notamment aux pays du Club de Paris, représente, de l'avis du ministre des Finances, le moyen le plus correct d'utiliser le Fonds de stabilisation pour accélérer la croissance économique et obtenir des revenus supplémentaires, mais déjà gagnés, sous forme de taux d'intérêt économisés.
Au début de l'année, la dette de la Russie s'élevait à 100 milliards de dollars, a rappelé Alexeï Koudrine. "Nous avons donc quoi réduire", a-t-il souligné. D'autre part, l'économie sur les taux d'intérêt est estimée à 1,5 milliard de dollars par an au maximum.
Le ministre des Finances a présenté brièvement la marche des réformes sociales et économiques en cours dans le pays, notamment les réformes des retraites, des banques et des impôts, la réforme de la régulation du marché financier et le remplacement des avantages en nature par des versements en espèces.