"Il est impossible de lutter efficacement contre le terrorisme sans progresser dans le règlement des conflits régionaux qui l'alimentent, sans résorber ces très graves problèmes sociaux qui résultent, entre autres, des inégalités flagrantes dans le développement économique du monde", a indiqué Sergueï Lavrov.
Cela dit, le ministre russe des Affaires étrangères a particulièrement insisté sur la nécessité de régler au plus vite le conflit au Proche-Orient, conflit que les extrémistes de tout bord cherchent de présenter comme une sorte de symbole du "conflit des civilisations".
Et d'ajouter que le principal objectif est aujourd'hui de parvenir à une paix globale et durable dans cette partie du monde sur la base des résolutions appropriées du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies et des principes madrilènes, en s'appuyant sur l'initiative de paix arabe, approuvée au Sommet de Beyrouth en 2002.
"En coordination avec tous les autres médiateurs internationaux pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Organisation des Nations Unies et Union européenne), Moscou poursuivra à l'avenir également à redoubler d'efforts pour contribuer au règlement du problème palestinien conformément à la "feuille de route" qui prévoit notamment la création d'un Etat palestinien viable qui cohabite en paix et sécurité avec Israël", a noté Sergueï Lavrov.
Selon le chef de la diplomatie russe, la reprise des négociations sur les volets syrien et libanais est une nécessité pressante.