Avis d'un politologue: L'OCS se doit de limiter l'influence américaine en Asie Centrale

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MOSCOU, 29 juin - RIA-Novosti. L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se doit aujourd'hui de limiter l'influence américaine en Asie Centrale, a déclaré mercredi au cours d'une conférence de presse à RIA-Novosti le président de la Fondation "Politika" (Russie), Viatcheslav Nikonov.

Selon le politologue, "depuis ces derniers temps, l'OCS est en train de revêtir de nouveaux traits, tout en s'assignant des tâches nouvelles". Un rôle non négligeable y appartient, d'après le président de la Fondation "Politika", tant aux "révolutions colorées" dans l'espace post-soviétique qu'aux événements encore récents en Afghanistan et en Irak.

"Lesdits événements ont été évalués par les élites politiques dans les Etats de l'Organisation de coopération de Shanghai et dans tous les autres pays de la région comme un renforcement menaçant de l'influence américaine en Asie Centrale", estime Viatcheslav Nikonov. "C'est justement ce qui a donné une très sérieuse impulsion depuis ces derniers mois à ce que l'OCS prenne de nouveaux contours", est l'avis du politologue.

L'OCS regroupe à ce jour la Fédération de Russie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, la République populaire de Chine (RPC), la Kirghizie et le Tadjikistan.

"A l'heure actuelle, l'Organisation de coopération de Shanghai apparaît comme une sorte de club d'Etats aux mêmes intérêts. Et voilà que ses pays-membres sont en train de s'apercevoir de leur intérêt commun lié notamment à une éventuelle limitation de l'influence américaine en Asie", a indiqué Viatcheslav Nikonov.

"Dans le même temps, a-t-il continué, l'OCS est une structure sécuritaire, bien que nul ne soit encore prêt manifestement à créer une composante militaire quelconque dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai". Quoi qu'il en soit, le politologue n'est pas exclu que "certaines forces de maintien de la paix puissent être engagées un jour dans le cadre de l'OCS".

"A présent, la situation est tout à fait différente. L'Organisation de coopération de Shanghai sert principalement à discuter des problèmes de sécurité en Asie Centrale", est tout à fait persuadé le président de la Fondation "Politika".

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