MOSCOU, 29 juin - RIA Novosti. La majorité des Russes estiment que les qualités qui aident à réussir à tout prix se sont renforcées ces 10 à 15 dernières années: le cynisme et la capacité de foncer en avant. Cet avis a été émis, respectivement, par 57% et 50 %, selon les données du sondage publiées par le Centre russe d'étude de l'opinion publique (VTSIOM).
En même temps, on observe l'affaiblissement de qualités comme la sincérité (67 %), l'honnêteté (66 %), le patriotisme (65 %), la confiance mutuelle (65 %), la bienveillance (63%), la cordialité (62 %), le désintéressement (59 %), la fidélité envers les copains (52 %). De l'avis des personnes interrogées, d'autres qualités se sont également affaiblies: l'amour du travail (45 %), le dynamisme et l'esprit d'initiative (43 %), la capacité de coopérer (38 %).
Un Russe sur deux (52 %) affirme qu'il ne transigera pas sur les principes moraux même au nom du succès. Mais 40 % des sondés sont prêts à justifier par la cruauté du monde actuel les actes amoraux commis au nom du succès personnel.
La majorité écrasante des personnes interrogées considèrent comme inadmissible seulement trois comportements amoraux: l'usage de drogue (92 %), la mauvaise éducation des enfants (91 %) et la cruauté envers les animaux (82 %). Seuls 5 % des personnes interrogées jugent inadmissible de consommer parfois de la drogue, 7 %, la mauvaise éducation des enfants et 13 % le traitement cruel des animaux.
Les Russes considèrent les actes suivants comme les moins amoraux: les avortements (44 % des sondés estiment qu'ils sont admissibles et 18 % proposent de les considérer avec condescendance), le déplacement sans billet dans les transports publics (respectivement, 41 et 19 %), la résistance à la police (44 et 8 %), le refus de servir dans l'armée (43 et 12 %), l'appropriation des objets et de l'argent trouvés (36 et 15 %).
Les Russes sont, dans l'ensemble, intolérants à l'égard de l'homosexualité et à la fraude fiscale (respectivement, 59 et 54 % estiment que c'est inadmissible). Quant à l'infidélité des époux, 48 % estiment que cela ne peut pas être justifié, mais 44 % ont un autre point de vue.
Ce sondage a été effectué par le VTSIOM les 18 et 19 juin. 1599 personnes ont été interrogées dans 153 localités de 46 régions, territoires et républiques. La marge d'erreur ne dépasse pas 3,4 %.